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It’s been a while…

Je me suis laissée emporter les flots, je me suis laissée aller, encore une fois, je retrouve l’envie d’écrire, de me poser, de m’assoir et réfléchir, il etait temps  J’aimerai dire que c’était une période d’errance, d’observation, de contemplation, de jouissance.  Non, juste une période d’absence,  une période ou j’ai cru toucher de doigt ce que j’étais venu chercher, une étape qui mène au saint graal…le bonheur…  un travail bien paye, de la reconnaissance, des responsabilités bien sûr, une pression, une sacre pression…Je me suis fait rattraper par tout ce que j’ai quitté, j ai pas couru assez vite…Je me suis laissée emporter et j’ai oublié, je me suis oubliée, le temps devient un luxe. Si tu ne diriges pas la barque, ta barque, si tu te laisses emporter par les flots, la vie, les autres se chargeront de le faire à ta place, et puis un jour tu te réveilles, et tu ne te rappelles plus pourquoi tu es la, pourquoi tu vis cette vie-là et pas une autre…Ce que tu fuis finis toujours pas te retrouver, a moins d’être parti en faisant la paix et le cœur léger.  J’en suis là, assise au bord de plage, quelques heures devant moi. Quitter la France, mes racines, une vie citadine et le boulot stressant qui va avec, un boulot qu’on n’a pas vraiment choisi, partir avant que la cocotte-minute explose. Partir pour l’Asie, où la vie est plus douce, pour une vie plus légère…Deux après, j’ai encore perdu les rames de la barque, deux après je suis toujours à la recherche du bonheur, deux ans après je ne suis plus sure d’être à la bonne place, deux après je ne sais plus…Il est temps de s’assoir, de se poser, et de se poser les bonnes questions, et peut être recommencer.

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Désolé, je baisse les bras….

Je rends les armes, je jette le tablier, Je tire ma révérence, je me rends….J’abandonne.

9 mois que j’essaie de me faire à cette expatriation, j’ai eu besoin de 9 mois…pour la délivrance, comme un accouchement. Je me délivre. J’ai essayé d’être heureuse, je vous jure.  J’ai essayé de me créer un cocon, Je m’en suis donnée les moyens. Mais je ne peux pas vivre seule, je l’avoue.  Je ne peux pas tisser seule, c’est trop difficile. Je n’arrive pas a me faire apprécier, mon tort est d’avoir juste essayé, peut être trop…Je devrai savoir, on ne force pas les sentiments. J’ai essayé d’être amie avec des gens qui ne m’intéressent même pas. Des gens que je n’aurai même pas regardé dans la vraie vie, car on on ne se serait rien apporté, du moins je l’aurai cru. Tellement besoin, tellement en manque, Comme un chien affamé qui se jette sur du pain rassis alors qu’il n’aime que la viande. J’ai essayé.

J’ai toujours porté une armure, je peux m’ouvrir, je peux me livrer, partager, très vite…mais en face, je dois sentir de la bienveillance, je dois être à l’aise, je ne dois pas me sentir en danger. Et ici, c’est tous les jours la guerre.

A quoi bon forcer le trait ? Le jeu n’en vaut pas la chandelle. J’en arrive à ne plus me faire du bien. Je commence à me faire du mal. Je commence a ne plus savoir pourquoi je suis la, et c’est le signe du debut de la fin. le retour imminent. La plage, le soleil, je voulais. La plage, le soleil j’ai eu. Mais ca ne suffit plus. On peut vivre d’amour et d’eau fraiche. Qu’on me donne de l »amour, moi j’en ai a revendre. J’en ai des litres, qui attendent juste preneur, bien sagement.

De toute expérience ressort du positif, j’en suis convaincue. Mon positif est que je me suis, plus que jamais, rendue compte de ma persévérance. Mais il faut savoir s’arrêter, même en marche. Ce n’est pas grave, j’ai essayé, maintenant je saurai, je sais.  Je sais que j’ai besoin de ma famille, leur amour inconditionel m’est nécessaire, mais de près, j’ai besoin de les voir, j’ai besoin de serrer ma nièce et mon neveu dans mes bras, j’ai besoin de leur dire que je les aime, sans avoir peur, sans avoir peur d’aimer et de le dire haut et fort, et ils sont ceux qui m’apprennent à le faire. Pourquoi m’en priver.

Pourquoi essayer si loin d’être aimé des autres…pourquoi être allée chercher de l’amour si loin, car en fait, c’est de ca qu’il s’agit…Je suis allée chercher bonheur. Qui dit bonheur, dit Amour, mais avec un grand A, le grand A…Amour des autres, d’un homme, d’amis, de mon travail, de mes collègues, de mon temps, du temps…Je suis allée aimer ma vie, celle que j’aurai construit. Celle que je n’ai pas réussi à construire. Mais elle n’a fait que me ramener d’où je viens, ou j’appartiens, vers les miens. Je suis partie pour mieux revenir.

Ma famille, et pis quelques amies…les absentes, mais dont les silences ne peuvent pas être mal interprétés, que je ne veux pas mal interprétés, je refuse. Ce sont comme des blocs, qu’on ne peut pas bouger, qu’il pleuve, vente ou neige, je sais qu’ils sont là. Je sais qu’on s’aime. Je sais que leur vie suit son chemin, j’y ai ma petite place quelque part, certes petite, mais elle est là, en tout cas je l’espère. Mes cops. Et les présentes, celles qui se sont révélées par mon absence, celles qui savent tout, celles qui sont mes gardes fous, celles qui m’aident à savoir quand je ne sais plus…enfin il y en a surtout une. Merci Sabrina, je sais que tu me liras. Merci d’être là…merci de ne pas être fatiguée. Merci de m’aimer comme je suis. Merci de me prouver qu’etre moi suffit. Merci d’avoir réussi à tout prendre, mes joies et mes pleurs.  Tu pourrais écrire mon livre. J’espère te donner autant, l’amitie c’est un equilibre, on donne, on recoit, si ce n’est pas la, ca sera un jour, quand tu en auras besoin.  J’apprends et tu m’y aides. Celle qui me rappelle que j’ai le droit d’être imparfaite, que j’ai le droit de me plaindre, j’ai le droit de parler, parfois beaucoup, j’ai le droit d’avoir besoin des autres, de toi, et de ne pas me tourner le dos, comme d’autres ont pu le faire. Merci de me rappeler, presque tous les jours, la signification de l’amitié, moi qui pensait avoir perdu le dictionnaire.

Je suis partie loin, seule, deux fois, deux destinations différentes, deux expériences différentes. Chacune m’a relevée, élevée, grandit. De belles rencontres, la mienne aussi et surtout. Je suis plus forte, c’est sûr, et j’ai ce petit truc diffèrent, ce petit détail, cette petite bulle ou je pourrais m’échapper par temps gris, qui nous diffère, nous les expatriés.  Il y a un petit quelque chose qui nous permettra toujours de savoir qu’il y a un ailleurs, et d’avoir choisi, d’y rester ou pas.

Maintenant, j’espère me servir, une fois de retour, de tout ce que cette petite année m’aura apportée, je ne sais pas encore dire quoi, je ne sais pas ce qu’elle changera, mais j’imagine que je le saurai en vivant cette vie qui m’attend.

 

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Ou est passée la gentille?

Je suis en colère, sur les nerfs, je ressemble à une vieille copie de la parisienne que j’étais.

Tout m’exaspère, ma patience, mes limites, tout s’est étriqué,  j étouffe presque.

Je suis désagréable avec le personnel, je hausse le ton, je m’impatiente et m’énerve, je ressemble à ces expatries inexistants dans leurs pays qui pensent être les rois du pétrole ici, parce qu’ils peuvent se payer 20 employés que chez eux ils ne pourraient pas payer, ou ceux qui seraient déjà attaqués au prud homme pour harcèlement moral… Je pourrai être une de ses patronnes que les employés craignent, fuient…celle à cause de qui on rase les murs.  Celle qui retire une certaine fierté à être tyrannique…non celle-là je ne suis pas encore….qu’on m’en préserve. Je déteste celle que je deviens.  Elle est exécrable, elle est moche et je m’en désole.

Je ressemble à  ceux qui méprisent la différence, si différence il y a, car après tout, ce qui me diffère d’eux, c’est que je suis née au bon endroit, je n’ai pas de grand mérite. Merci papa, merci Maman. Je suis née dans un pays où j’ai eu accès à l’éducation, au savoir, aux connaissances. Je n’ai pas eu besoin de travailler des 12 ans pour aider ma famille à nous nourrir. Les études, Les rencontres, La famille, Les amis, Les voyages, Les lectures… ça nous créer, ça nous façonne, et détermine notre intelligence. Et ça  Ma chère indulgence doit s’en rappeler, mais la saleté s’est envolée, je l’aimais bien pourtant. J’espère qu’ elle pourra bientôt se rappeler le chemin de la maison, sincèrement.  Est-ce que j’ai le droit de demander a un employé payer 200 euros de penser, faire ce que ferai un employé payé  1800 euros de plus en Europe ferait, penserait, verrait. Certainement pas.

Peut-être que la patience devrait être ma plus grande vertu ici, surement même.

Je suis en colère, je ne sais pas pourquoi ni pour qui…je sais qu’il faut que ca sorte, que j’extériorise, le sport 3 fois par semaine devrait m’aider. Il le faut.
Le pire pour moi est de commencer a ressembler a ceux que je meprise et deteste. Le pire est a eviter, toujours.

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Chose promise…Chose due..sinon rien

Et bien cette journée a bien commencé, mise a part l alarme du réveil…beh oui mes amis, le sport ca se pratique le matin de bonne heure!…Le monde appartient a ceux qui se lèvent tot, en me levant a  8 heures du matin, le monde est a moi je vous le dis!

Je participle, enfin, aux séances de badminton, qui ont lieu 3 fois par semaine, ces séances regroupent une quinzaine d expat…dont un avec qui j aimerai bien taquiner la balle, voir le Volant…oui oui au badminton c est un Volant et non une balle…je te le reprecise lecteur..

Une heure de badminton, de socialisation, c’est une agreable facon de commencer la journee…et je t avouerai (sans culpabiliser je te promets) que cette séance de sport a été suivi par un petit dejeuner pain au chocolat, baguette beurre…qui n a fait qu embellir encore plus cette matinee.

Tu remarqueras lecteur, que nous pouvons compter deux agreables evenements a cette journée, et elle n est pas finie…

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Et si…avec des si on refaisait le monde…

J’ai decidé d’etre positive…..J’ai decide de trouver un évenement, une histoire, un moment positif a chacune de mes journées…en ecrivant cette phrase je me disais qu’une seule chose ce n’etait vraiment pas grand chose, et que je pouvais facilement en compter plus…mais ne soyons pas trop gourmands, a chaque jour suffit sa peine…mais je n hesiterai pas lecteur ou lectrice, si toutefois tu me lis bien sur, sache que je n’hesiterai pas a écrire et te raconter deux anecdotes si il y a, meme 3 (oh la la je sais je suis d un optimisme effroyable)…

Alors aujourd’hui………

Je me suis achetée une robe merveilleusement, somptueusement et magnifiquement belle….ca m’emplit de joie..je ne te dirai pas le prix lecteur, lectrice, car tu en tomberais des nus, moi meme j ai failli…mais l’argent ne sert pas a grand chose si il n’est pas depensé, et saches cher ami lecteur que je maitrise parfaitement cet art!

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C’est le pied!

C'est le pied!

Un apercu de mon ile…ce n’est peut etre pas le paradis tous les jours…mais ca y ressemble souvent

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Lettre à ma mère…

Ma petite maman, a me demander si tu as été une bonne mère, j’oublie de me demander si j’ai ete une bonne fille….enfin c’est surtout que lorsque je me pose la question, je connais la réponse : peut mieux faire….sans mention….comme à l’école.

Je t’octroie la responsabilité de tous mes maux, et j’avoue que c’est confortable, souvent.

Mais ne t’inquiètes pas, tu te disputes le titre avec mon papa, il  n’y a pas de raison que tu portes seule ce fardeau.

J’essaie de comprendre pourquoi en ta présence, je m’électrise, ma tension monte, mes nerfs sont sur un fil…je te jure que j’essaie. Je ne veux pas ressembler à ces ados, qui font les boutiques avec maman, et qui donneraient leur âmes, leurs frères, leurs sœurs, pour être ailleurs, mais surtout avec quelqu’un d’autre. Ces ados qui répondent mal, ces ados qui se permettent en plus d’être fiers de ce rejet, de cette condescendance affichée en public…Je ne veux plus être cette adolescente que j’ai surement été. Alors je prends sur moi, encore une fois…le contact m’est difficile, accepter trop tard ce rapport tactile, les câlins de maman, j’aurai aimé les avoir quand j’étais petite et quand il me semblait vitaux…pourquoi j’ai la sensation d en avoir manqué, finalement? Je ne crois t avoir jamais posé la question, oui te poser la question te ferait du mal…et tu sais comme je déteste faire du mal aux gens que j’aime, te faire du mal…. car c’est une raison de plus de me faire du mal, et c’est fatiguant de se blesser.

Tu es venu me voir deux semaines, tu as casse ta tirelire et ton armure, ta carapace pour moi, cette même armure que je mets entre moi et les gens…ta carapace tu l’as fissuré, et oui ta grande fille vit loin maintenant, alors tu la gâtes, lui dit que tu l’aimes, comme tu n’as jamais su le faire, et j’ai essayé de répondre à ça comme je sais le faire, avec maladresse.

Tu sais qu’on s’aime, a notre manière, pas souvent douce, mais toi comme moi on ne sait pas faire autrement, en tout cas on apprend…mais on sait qu’on s’aime, c’est peut-être l’essentiel.

 

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La vie au paradis…..

Alors oui, vivre sur une ile tropicale a l annee, ca m aurait egalement fait rever..J en ai d ailleurs reve, c est pour ca que je suis ici….La realite est toutefois bien moins rose.

La solitude y est pesante, surtout pour une fille, trentenaire….Il faut reapprendre a faire des rencontres, reapprendre a s ouvrir aux autres, on est plus dans le confort habituel. Il faut tout chambouler. Faire les bons choix, il est vite tentant de creer des liens avec des gens qui finalement ne nous interessent pas, ils sont interessants car ils comblent la solitude. Je crois qu avec l experience on apprend a rester seule plutot que mal accompagne, il faut reapprendre a choisir ses amis, son entourage, son cocon.

La vie d expat c est un recommencement, le recommencement de son petit monde, c est un challenge, une mise a l epreuve, un defi, une bataille entre moi et moi, Mais je sais que j en sors grandit, peu importe qui gagne.

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