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L’histoire d’un rien

Je dirais même l’histoire d’une rien.

L’histoire de cette fille qui n’arrive pas à être aimée, et ne dit-on pas, que sans amour nous ne sommes rien, le néant, des êtres vides, vides de sens, juste vides et transparents. Le néant, un trou dans l’océan, je pense même au trou bleu de Belize, cette immensité, ce trou béant, mais cette espace de rien est beau, mystérieux, un mystère qui attire, qui envoute, on peut l’aimer, il a cette chance, cette chance que je n’ai pas. 

Mon moi ne suffit pas, n’a jamais suffi, et être quelquun d’autre est fatiguant. Le cynisme gagne du terrain, le mépris, la méchanceté et l’aigreur ne sont pas loin, ils guettent au coin de la rue, ils guettent leurs proies et je suis tellement facile, je leur ouvre grand les bras. 

Quelle est la recette de l’amour ? quelle est la recette de la sérénité, trouver sa paix, sa paix avec l’autre, la paix avec soi, pouvoir être soi et se sentir suffisant, se sentir exister, imparfait mais important, une grande goutte dans l’ocean.

Y a t-il une recette, ai-je manquer des cours ? je n’ai pas été la plus assidue durant ces terribles années du collège, mais je n’aurais manquer pour rien au monde les cours d’amour propre. Le cours on l’on m’aurait dit que j’avais le droit d’être moi, le droit de faire des erreurs, le droit de crier trop fort par moment, le droit d’injurier aussi, le droit d’avoir des failles, le droit de ne pas être la fille forte que j’ai l’air d’être, le droit de pleurer, le droit d’avoir besoin de cette épaule, tant besoin de cette épaule pour me reposer, lâcher prise, le droit d’avoir besoin de l’autre.

Est-ce qu un jour, l intérêt du premier jour s’étoffera eu lieu de s’étouffer, est ce qu un jour le ballon, la baudruche prendra de l’ampleur au lieu de se degonfler, est ce que un jour je pourrais souffler, juste souffler, respirer, vivre, vivre avec moi, vivre avec quelqu‘un à mes cotés, quelqu’un qui n’aura pas peur, quelqu‘un de curieux, de patient, qui pourra croire pour deux un moment, qui nous portera, qui pourra porter pour deux jusqu‘à ce que j arrive à croire que l’histoire ne se repete pas toujours, l’histoire peut parfois changer, la fin peut s’ecrire differement, la fin peut etre belle, parfois il parait qu‘il n’y a même pas de fin, juste de l’amour, de l’amour qui dure.

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Bonjour Tristesse…

Le bout du rouleau ou le bout du tunnel, ce soir c’est du rouleau, il n’y a pas de lumière, pas un filtre, rien, j’aimerai pourtant y voir clair, j’ai toujours eu peur du noir….  Je pourrais me dire que j’abandonne tout, tout lâcher, tout jeter, tout déchirer, même dans des cris, mais soyons honnêtes, ça fait longtemps qu’il n’y a plus rien à abandonner, ça fait trop longtemps que même mes rêves se sont lassés et sont partis, et puis voilà, je m’enfonce, j’y marche dans ce tunnel, je fais des pauses, mais je reprends. Qu’est ce qu’on fait quand rien ne va plus, qu’est ce qu’on fait quand on est encore plus malheureux que les pierres, quand il fait gris même sous le soleil…. La perspective, l’espoir, m’ont toujours guidés, c’était ma lumière au bout du tunnel, mais quelqu’un a du appuyer sur l’interrupteur, il fait noir et il fait froid, qu’est ce qu’il me reste quand il n’y a presque plus rien, juste des petites miettes, toutes petites, et on ne se nourrit pas de miettes, on s’affame et je m’eteins.

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J adorerai me tromper…

Une fois de plus, j’ai mal au Coeur, une fois de plus je suis en petites miettes. Je pense toujours que ma carapace est solide, mais je crois que je dois l’emmener au garage…elle a des failles ou elle est trop fine, de ce fait il est facile de me blesser. Pas besoin d’être doué, ni d’être méchant, il suffit juste de ne pas me comprendre et de ne pas essayer…et ça c’est on ne peut plus facile. Il suffit de me croire forte, normale, comme la commune des mortelles….mais je crois que mon seuil de tolérance est plus bas que la moyenne, a croire que j’ai été martyre dans une autre vie…alors que je suis souvent partie tôt, avant de n’être que poussière, petite miettes, petits morceaux de cœur, et il est peut-être là le problème…Il faut que je sois plus forte, que je corresponde a mon image en quelque sorte….ou il faut que je sois plus légère. Oh comme j’aimerai, oh comme j’aimerai être moins complique, vivre ce qui m’arrive légèrement, évidemment, facilement, comme 1+1 font deux,.. Mais non, je ne peux pas, je ne sais pas…toute rencontre est questionnée, toute parole, tout geste…tout est réfléchi, analysé…on dirait une mathématicienne, alors que n’ai même pas eu mon brevet….Quand est-ce qu’ il va me prendre par la main, et me dire que ça va aller, que je n’ai pas à avoir peur…j’ai peut-être quelque chose a faire pour ca, c’est peut être injuste d incomber toute la responsabilité d’une histoire sur deux épaules masculines…je veux bien prendre un peu de poids si il promet de ne pas me faire mal.

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J’aime pas la nuit….

La nuit m’angoisse, mais le plus désagréable c’est quand la nuit s’arrête pour devenir jour…le levé du jour, du soleil a quelque chose de terriblement et tragiquement calme, d’angoissant,  la vie s’arrête comme elle commence pour certains, ces quelques minutes, on est entre deux mondes, j’ai pas choisi mon camp…J’aime pas la nuit…je l’aime que lorsque je ne la sens pas passer, que je dors ou que l’alcool dans le sang m’aide à prétendre que je suis heureuse…

La vie, c’est comme dans une salle de cinéma, le film n’est qu’une parenthèse,  lorsque les lumières se rallument, elle reprend son cours, qu’on le veuille ou non, rester là sur son siège ne rallongera pas le film, il est fini…la comédie s’arrête, c’est là qu’on pose le costume, on le plie sagement pour le lendemain, en tachant de ne pas le froisser.  Mes journées sont des parenthèses, douces ou amères. Mais la nuit, je me reprends ma solitude par la main, elle prend toute sa force et elle se pointe, là, elle me broie les os, elle est arrogante, affligeante, mais elle sait qu’elle gagne le bras de fer, elle sait que je ne sais pas ou plus comment m’en détacher ! J’adorerai  m’attacher à quelqu’un d’autre. Alors l’alcool peut être un bon pote, pas le meilleur, mais il est comme les autres, il finit par partir.  

C’est moi et le reste du monde encore une fois, la guerre est perdue d’avance.

J’aimerai que la vie ne soit pas une guerre, j’ai bien signé l’armistice mais les autres n’ont pas l’air d’avoir d’encre à leurs plumes.

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Désolé, je baisse les bras….

Je rends les armes, je jette le tablier, Je tire ma révérence, je me rends….J’abandonne.

9 mois que j’essaie de me faire à cette expatriation, j’ai eu besoin de 9 mois…pour la délivrance, comme un accouchement. Je me délivre. J’ai essayé d’être heureuse, je vous jure.  J’ai essayé de me créer un cocon, Je m’en suis donnée les moyens. Mais je ne peux pas vivre seule, je l’avoue.  Je ne peux pas tisser seule, c’est trop difficile. Je n’arrive pas a me faire apprécier, mon tort est d’avoir juste essayé, peut être trop…Je devrai savoir, on ne force pas les sentiments. J’ai essayé d’être amie avec des gens qui ne m’intéressent même pas. Des gens que je n’aurai même pas regardé dans la vraie vie, car on on ne se serait rien apporté, du moins je l’aurai cru. Tellement besoin, tellement en manque, Comme un chien affamé qui se jette sur du pain rassis alors qu’il n’aime que la viande. J’ai essayé.

J’ai toujours porté une armure, je peux m’ouvrir, je peux me livrer, partager, très vite…mais en face, je dois sentir de la bienveillance, je dois être à l’aise, je ne dois pas me sentir en danger. Et ici, c’est tous les jours la guerre.

A quoi bon forcer le trait ? Le jeu n’en vaut pas la chandelle. J’en arrive à ne plus me faire du bien. Je commence à me faire du mal. Je commence a ne plus savoir pourquoi je suis la, et c’est le signe du debut de la fin. le retour imminent. La plage, le soleil, je voulais. La plage, le soleil j’ai eu. Mais ca ne suffit plus. On peut vivre d’amour et d’eau fraiche. Qu’on me donne de l »amour, moi j’en ai a revendre. J’en ai des litres, qui attendent juste preneur, bien sagement.

De toute expérience ressort du positif, j’en suis convaincue. Mon positif est que je me suis, plus que jamais, rendue compte de ma persévérance. Mais il faut savoir s’arrêter, même en marche. Ce n’est pas grave, j’ai essayé, maintenant je saurai, je sais.  Je sais que j’ai besoin de ma famille, leur amour inconditionel m’est nécessaire, mais de près, j’ai besoin de les voir, j’ai besoin de serrer ma nièce et mon neveu dans mes bras, j’ai besoin de leur dire que je les aime, sans avoir peur, sans avoir peur d’aimer et de le dire haut et fort, et ils sont ceux qui m’apprennent à le faire. Pourquoi m’en priver.

Pourquoi essayer si loin d’être aimé des autres…pourquoi être allée chercher de l’amour si loin, car en fait, c’est de ca qu’il s’agit…Je suis allée chercher bonheur. Qui dit bonheur, dit Amour, mais avec un grand A, le grand A…Amour des autres, d’un homme, d’amis, de mon travail, de mes collègues, de mon temps, du temps…Je suis allée aimer ma vie, celle que j’aurai construit. Celle que je n’ai pas réussi à construire. Mais elle n’a fait que me ramener d’où je viens, ou j’appartiens, vers les miens. Je suis partie pour mieux revenir.

Ma famille, et pis quelques amies…les absentes, mais dont les silences ne peuvent pas être mal interprétés, que je ne veux pas mal interprétés, je refuse. Ce sont comme des blocs, qu’on ne peut pas bouger, qu’il pleuve, vente ou neige, je sais qu’ils sont là. Je sais qu’on s’aime. Je sais que leur vie suit son chemin, j’y ai ma petite place quelque part, certes petite, mais elle est là, en tout cas je l’espère. Mes cops. Et les présentes, celles qui se sont révélées par mon absence, celles qui savent tout, celles qui sont mes gardes fous, celles qui m’aident à savoir quand je ne sais plus…enfin il y en a surtout une. Merci Sabrina, je sais que tu me liras. Merci d’être là…merci de ne pas être fatiguée. Merci de m’aimer comme je suis. Merci de me prouver qu’etre moi suffit. Merci d’avoir réussi à tout prendre, mes joies et mes pleurs.  Tu pourrais écrire mon livre. J’espère te donner autant, l’amitie c’est un equilibre, on donne, on recoit, si ce n’est pas la, ca sera un jour, quand tu en auras besoin.  J’apprends et tu m’y aides. Celle qui me rappelle que j’ai le droit d’être imparfaite, que j’ai le droit de me plaindre, j’ai le droit de parler, parfois beaucoup, j’ai le droit d’avoir besoin des autres, de toi, et de ne pas me tourner le dos, comme d’autres ont pu le faire. Merci de me rappeler, presque tous les jours, la signification de l’amitié, moi qui pensait avoir perdu le dictionnaire.

Je suis partie loin, seule, deux fois, deux destinations différentes, deux expériences différentes. Chacune m’a relevée, élevée, grandit. De belles rencontres, la mienne aussi et surtout. Je suis plus forte, c’est sûr, et j’ai ce petit truc diffèrent, ce petit détail, cette petite bulle ou je pourrais m’échapper par temps gris, qui nous diffère, nous les expatriés.  Il y a un petit quelque chose qui nous permettra toujours de savoir qu’il y a un ailleurs, et d’avoir choisi, d’y rester ou pas.

Maintenant, j’espère me servir, une fois de retour, de tout ce que cette petite année m’aura apportée, je ne sais pas encore dire quoi, je ne sais pas ce qu’elle changera, mais j’imagine que je le saurai en vivant cette vie qui m’attend.

 

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Je sais ou elle est passée…

Je lisais sur un blog que je suis. Qu’en moyenne, nous les petits êtres humains (surement féminins d ailleurs), nous nous posions en moyenne 10 questions par jour….J’explose la moyenne, au moins une matière ou j’excelle.

Alors à ma précédente question, ou est passée la gentille…je crois pouvoir dire qu’elle est juste retournée se cacher, en attendant quelqu un qui mérite de la rencontrer, qui montre pattes blanches. En attendant quelqu un qui ne s’en moquera pas, en attendant quelqu un qui ne prendra pas ma gentillesse pour de la faiblesse, en attendant quelqu un qui n’essaiera pas de la piétiner, comme on piétine un vieux tapis d’entrée.

Jusqu’ a présent, être gentille signifiait pour moi, presque un effort. C’est douloureux d’enlever une carapace, couche après couche.

Je redeviens jour après jour, celle que j’ai toujours été, celle qui se méfie, celle qui glace ou intéresse par sa froideur et distance, celle qui s’en moque, celle qui ne fait pas d’effort, celle qui croit ne pas avoir besoin des autres.

Je viens de faire l’expérience d’une réaction excessive, comme je sais le faire, comme j’avais presque oublié a force de policer…et bien cela m’a soulagée, oui c’est moi, oui je suis moi, oui ca me permet de me moquer de ce que les gens pensent de moi…car c’est moi et pas une autre, et que je ne peux pas être ou faire autrement. Je ne veux plus.

On vit toujours mieux les échecs quand on fait le maximum. Le maximum que je puisse faire, c’est être naturel, avec tous mes défauts. Spontanée, excessive si il le faut. Je ne suis plus responsable du fait que l’on m’aime ou pas. Ca, ca devient leur problème. Que je suis mieux, moi en colère, c’était juste une étape…je vais redevenir sereine, ou le devenir…en tout cas, je ne veux plus me fatiguer, je ne veux plus me demander ce que j’ai bien ou mal fait, ce que j’ai bien ou mal dit…Je ne me le demanderai plus…

Je vais réapprendre a mieux vivre ma solitude, a m’en accommoder, jusqu’au jour ou la petite fille gentile n’aura plus peur de sortir de sa cachette.

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La feuille blanche…le trou noir

J ai envie d’écrire…mais voila… sur qui?, sur quoi? Je me suis dit qu’en commençant je finirai bien par trouver, de la même façon que l’appétit vient en mangeant,…je finirai bien par parler de moi…Parler des autres, j’ai appris a en avoir moins envie…J’observe beaucoup ici, j’observe les gens, je les écoute surtout, je les écoute parler d’eux mais surtout des autres. Et je ne peux m’empêcher d’être déçue, le mot n’est pas tout a fait juste, disons que je me rends compte, que tous ces gens « biens » sont imparfaits. Mon tort est surement de croire que la perfection est la seule valeur, qualité qui permet de qualifier les gens, de gens biens. Finalement ca finira par me rendre plus indulgente envers autrui, mais surtout envers moi, ma meilleur ennemie. Cette prise de conscience est surement un mal pour un bien. Mal, car oui, j’ai toujours cette sensation de tomber de l’échelle ou bien eux de leur piédestal, et un bien car, oui, c’est comme ca et pas autrement, je n’ai pas beaucoup le choix. Deux options s’offrent alors a moi, accepter, me résoudre ou bien vivre seule. Côtoyer les gens, mais juste sur les bords, ne surtout pas rentrer dans leur intimité, ne pas les voir trop souvent. Etre celle qui surprend par sa présence épisodique…celle qui prétend etre solitaire…par principe, le solitaire est trés entouré, ce qui m’epatera toujours.

Peut être qu’il faut juste que je mette un peu plus de légèreté a mes rapports avec les autres, peut être qu’il faut juste arrêter de prendre tout trop au sérieux, peut etre que je dois juste prendre les bons moments et laisser les mauvais, comme lorsqu on mange un fruit un peu trop mur, on ne garde que le bon et on jette le mauvais…En écrivant peut etre, je pense certainement…et heureusement qu’on ne refait pas le monde avec des « peut etre », car je l’aurai refait 100 fois !

Il faut surement prendre le bien chez chacun…Oui tous ces gens dont on m’a parlé comme  de gens vraiment bien sur mon ile…Ils ne sont pas parfaits, mais oui ils ont beaucoup de bons cotes, je n ai qu a jouer la myope et ne pas chausser mes lunettes, peut être alors je ne verrai plus ces défauts. Pourtant j’ai l’impression d’etre la seule à avoir chaussé mes lunettes ici. Je vais te dépeindre quelques portraits lecteurs car je sens que tu en perds ton grec.

J’ai le cas de trois personnes dont on ne m’a dit que du bien…vraiment. Je n’ai croisé personne qui a pu me dire quelque chose de mal a leurs sujets, et comme je te le précisais plus haut, c est assez rare pour être préciser.

Et bien j’ai l’impression, plus je les connais, d’avoir trouvé leurs failles, sans les chercher…J’ai vu, entendu, observer…Et j’ai vu leur part sombre, leur part d’ombre, le mauvais coté. J’aurai préférer ne pas le voir, vraiment. Mais chacune de ces personnes m’a decue, elles ne le savent pas…et je garde pour moi mon sentiment, car de toute facon, je refuse de dire du mal des gens, et ici, ils sont des dieux vivants.

Peut etre que ce n’est pas grave d’avoir des défauts, peut etre qu’on peut aimer les gens perfectibles, peut etre que l’on peut m’aimer alors. C’est surement ca la question.

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Toi, Moi et les Autres…

J’aurai pu tout simplement titrer l article : Moi, Moi et les autres, mais j’aimai ce titre avant de l’écrire, je crois que c est le titre d’un film. Peu importe si ca ne l est pas d’ailleurs, ca sera alors juste mon titre.

Je prends de plus en plus conscience de mon problème avec les autres, oui cette solitude, j’ai beau la retourner dans tous les sens, j’en suis responsable, forcement. Je pense avoir passer le cap et l’age du : « c est pas ma faute »…maintenant, j en serai plutot au cap : « tout est de ma faute »…c est a se demander ce qui est le mieux d ailleurs!

Quand je pense qu’on ne m’aime pas, je n’aime pas. Quand on croit que je suis arrogante, je deviens arrogante. La loi de l’offre et l,a demande, et bien chez moi elle’est equilibrée.

Alors que je suis une grande timide! mais personne de le voit, personne ne me croit. Oui si j’evite un groupe ou je ne reconnais qu une personne que j ai rencontré il y a quelques semaines, ce n’est pas de la pimbecherie, c est de la timidité, avec une bonne dose de « il ne doit meme pas se rappeller de moi »….oui si j’arrive a un endroit pour retrouver une connaissance et qu il y a d autres gens que je connais vaguement, je ne fais la bise qu a la personne que je connais…oui car tous les yeux sont rivés sur moi, oui je prefererai fondre tout de suite maintenant…Oui je prefererai ne recontacter, ne voir personne, ca m’eviterai ces questions, remises en questions, ces doutes, ces maux de tetes….car ca me demande beaucoup d aller vers les autres, ca me demande beaucoup d’affronter ces situations….et pour ce beaucoup, je n’ai pas les ressources, c’est difficile, trop difficile, j’ai litterallement envie de baisser les bras avant meme de les avoir leves, surtout lorsqu on croit que tout est joué d avance, donc perdu.

Lorsque je fais de nouvelles rencontres, ou lorsque je travaille a en approfondir d’anciennes…je passe mon temps a faire attention, à ce que je dis, à ce que je ne dis pas…et je ressasse ensuite tout pendant des jours en me disant que j’ai été ininteressante (forcement), egoiste (evidemment), vide (surement)….que de jolis adjectifs, tu t’en douteras lecteurs!

C’est assez nouveau, la moi d’avant, qui me manque parfois, pensait se moquer de ce que le monde pouvait bien penser. J avais mon petit cercle, si il s aggrandissait, tant mieux, sinon tant pis. Mais aucun effort n’etait fait, je me sentais valoir la peine, tant pis pour ceux qui passaient a cote de moi…j ai maintenant l impression de passer ma vie a faire des efforts, a m’adoucir, a me gentilliser, a tenter d’arrondir les angles, de mettre de l’eau dans mon vin,a etre quelqu un que je ne suis meme pas sure d’etre, une fille fragile, trop fragile, ..tout ca pour avoir des miettes de reconnaissance, et meme d’amour, ce qui est bien pire docteur!

Ensuite j attends…J attends le resultat….le resultat il est là….je ne suis ni attachante, meme pas attachiante c est dire…je suis juste tranparente, celle que l on ne pense pas a appeller, celle qu on oublie sur un coin de étagère
Maintenant je m’en vais faire ce que je sais le mieux faire, en quelques mots….ressasser, repenser, refaire mon petit monde…m’attrister sur mon triste sort… Mais sinon tout va bien, du moins, ca pourrait etre pire, si si, j’en suis sure.

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Ce soir, je suis tristement triste

Ce soir, je suis triste, je respire et je transpire la tristesse…

J’ai l’impression, la sensation que la terre entiere, ma terre me deteste…oui les gens ne m’aiment pas, c’est vrai, le probleme est que j’ai besoin des gens, ca me desole, mais oui j’en ai besoin..J’ai remarqué que les gens ne faisant aucun effort pour etre aimé l’etait tres souvent. Ces gens avec qui on aime passer du temps, a qui on aime se confier, avec qui on aime rire, et meme ne rien faire, encore mieux ces gens dont on est fier d’etre apprecié. Et bien c est un fait, une evidence, je ne suis pas de ces gens..je ne fais pas partie de cette race…

Les gens sont surpris de me trouver sympa après une premiere rencontre, oui car je n ai pas un abord sympathique, je le sais, c est comme ca, je ne peux pas, surtout je ne sais pas comment changer la donne, et puis je ne suis pas sur de vouloir, je n’ai pas envie d’etre ami avec tout le monde…je rate deja mes choix amoureux, qu on me laisse reussir mes choix amicaux! Ca me protége cette froideur, elle me rechauffe je crois…mais je sais repondre a la douceur, a la bienveillance quand je la croise. Mon probleme est toujours en rapport avec le manque de confiance en moi, mon probleme est que j’agi en fonction de ce que je crois voir chez l’autre…si je vois de la defiance, de la mefiance, et bien je vais me faire le plaisir de montrer ce qu’on attend…mais si j’ai la chance de sentir de la bienveillance, un apriori positif…alors oui ie me donne, je souris, je m’ouvre…et ca surprend…C’est fou.

Je pourrai tant donner pourtant si on m’en laissait la chance…mais sur mon ile on ne me laisse pas cette chance, sur mon ile je n’ai pas d’ami, pas d’amour, sur mon ile on ne m’aime pas, pourtant je creverai d’aimer…toutes les tentatives ont echouees… peut etre qu il est temps de partir…je ne manquerai a personne de toute facon…mais ca serait aussi renoncer, et il y a toujours cette satané étoile, ce satané optimisme..qui me dit que, je n’ai pas fait ca pour rien, que mon tour viendra, ma chance sonnera…J’espere que je saurai la reconnaitre et lui ouvrir….Il n’y a plus qu’a attendre..il y a des moments ou on est si bas…que l’on ne peux que remonter.

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Miroir mon beau miroir…

ImageCa ne m’etait pas arrivée depuis un moment….le compte est bon, nous y voila, ca pendait…..je me sens moche….transparente, fade, et je passe les meilleurs adjectifs….non pas que je ne me sois toujours trouvée jolie, mais le regard que je posais sur le miroir etait bienveillant ces temps ci, souriant,  clement, pas ingrat… alors oui forcement je me trouvais « bien »…L’asie du sud est ca vous rend beau. Je mincis, je noircis, mes robes raccourcicent… Toutes les chances sont de mon coté….Mais depuis quelques jours…je sombre, j essaie pourtant de me maintenir a flot, je me bat contre cette morosité, je la jette par la fenetre, mais elle revient par la porte. Je sors ma plus jolie robe, je me maquille un peu plus…je fais tout pour retrouver grace aupres de mon, mes miroirs….il n y a rien a faire, ca ne marche pas….Laissons passer le temps, acceptons le temps que ca dure.

Et pourtant, pourtant je sais, que j ai la maitrise de ce que j inspire. Lorsque je me sens belle, je suis belle, je le transpire….et quand je me sens moche, je suis moche, je le transpire aussi…C est comme ca, comme 1+1 =2…

L’idee, l’ideal, serait de ne pas se poser la question, l’ideal serait de vivre, ne pas se voir, ne pas s’imaginer, ne pas se dessiner…je ne suis pas indulgente, surtout pas envers moi, et ., et je dessine faux, et puis je ne suis pas qu’une image, je vis, je bouge, je ris,…ca me fait, ca me creer.

Il y a les gens beaux, lineaire. Il pleut, il neige, maquillees, pas maquillees, en pleine séance de sport..oui il y a ces filles, je les hais par ailleurs, cette chance, ces filles pour qui la vie est plus facile, alors que je sais pertinemment que ces filles ont leur problemes et leurs doutes aussi…mais ca fait du bien quand ca va pas de croire que ca va chez tous les autres.

Et il y a les autres, moi…moi j’ai grandit sans trop savoir a quoi, a qui je ressemblais, merci papa merci maman…Un jour, on me dit belle, un autre moche, un charmante….et je fais quoi de tout ca moi….et bien je compose, et ces jours ci, j’ai perdu la partition.

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